La Sierra Leone réduit ses importations de riz grâce à l’appui du FSRP et à l’engagement de son armée

En deux ans, les Forces armées de Sierra Leone ont considérablement renforcé la production nationale de riz grâce au Programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP), financé par la Banque mondiale. Cette dynamique contribue déjà à réduire la forte dépendance du pays aux importations et s’inscrit pleinement dans l’initiative gouvernementale Feed Salone.

L’armée au cœur de la relance de la production rizicole

Jusqu’en 2023, la Sierra Leone dépensait près de 250 millions de dollars par an pour importer du riz destiné aux institutions publiques, dont l’armée, la police et les services pénitentiaires. Pour alléger cette charge, le gouvernement a lancé l’initiative Feed Salone, qui ambitionne de renforcer la production locale. Une unité agricole a ainsi été créée au sein des Forces armées de Sierra Leone (RSLAF), afin de promouvoir l’agriculture nationale et soutenir le développement rural.

Un appui structurant du FSRP

En 2023, le FSRP a fourni aux RSLAF les semences, les engrais, la mécanisation et l’accompagnement nécessaires pour relancer la culture du riz. Ces appuis ont permis la mise en valeur de plus de 200 hectares. En 2024, un soutien similaire a permis de doubler la production, confirmant l’efficacité de ce partenariat. Pour le ministère des Finances, ces efforts conjoints ont déjà contribué à réduire les importations nationales de riz à 160 millions de dollars, même si des difficultés persistent, notamment en matière d’équipement agricole.

Un renforcement du dispositif en 2025

En 2025, le FSRP a consolidé son accompagnement en facilitant l’accès direct de l’armée aux intrants agricoles et aux services de mécanisation. Les capacités de vulgarisation ont été renforcées, et des accords ont été établis avec d’autres institutions pour intégrer le riz local blanchi dans leurs programmes alimentaires. Ces mesures visent à stabiliser la production et à garantir un approvisionnement constant pour les institutions publiques.

Une ambition de 500 hectares pour l’année prochaine Selon le lieutenant-colonel Habib Jah, les progrès réalisés au cours des deux dernières années ont transformé les capacités de production de l’armée. Il affirme que l’accès aux intrants, autrefois un défi majeur, est désormais maîtrisé grâce au soutien du FSRP. Les recettes générées ont même permis l’achat d’un tracteur. Fort de ces avancées, l’armée prévoit de cultiver 500 hectares de riz l’année prochaine, marquant une étape décisive vers la réduction durable des importations et le renforcement de la sécurité alimentaire nationale.

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